Gaia
Objectifs :
Gaia mesure la position en 3D, la vitesse et les propriétés physiques de 1.7 milliard d’étoiles de notre Galaxie permettant une étude détaillée de sa structure, de sa cinématique, de son origine et de son évolution. Gaia recense et mesure également de plus de 600 000 quasars, près d’un million de galaxies proches, ainsi que des dizaines de milliers d’objets inconnus à ce jour : planètes naines et astéroïdes du système solaire, étoiles naines brunes et blanches, exoplanètes, supernovae. Gaia apporte une contribution majeure à la détermination de l’échelle des distances extragalactiques ainsi qu’à la physique fondamentale.
Le satellite Gaia a été lancé en décembre 2013. Il a conduit ses observations de 2014 à 2025 et produit ses premières données pour la communauté en 2016.
Données mesurées :
Les données de Gaia se présentent sous la forme d’un catalogue publique qui comporte les paramètres astrométriques, photométriques et les propriétés physiques de chaque objet recensé, ainsi que les données spectrométriques pour les étoiles les plus brillantes.
Le catalogue peut être interrogé sur un site dédié ainsi que par l’interface VizieR du CDS. La troisième version du catalogue Gaia (DR3) a été publiée en juin 2022. La DR4 est attendue pour fin 2026, et la DR5 entre 2030 et 2032.
Implication de l’OASU :
L’UMR LAB implique une demi-douzaine de ses agents sur les tâches suivantes :
- La responsabilité et le développement de la chaîne de traitement des objets étendus qui détermine la morphologie des galaxies et détecte les galaxies hôtes de quasars et les candidats mirages gravitationnels
- La validation des objets étendus
- La production de catalogues d’étoiles et amas stellaires de référence
- La validation des vitesses radiales et des paramètres astrophysiques des étoiles
- L’acquisition et l’analyse d’observations VLBI des radiosources les plus adéquates pour aligner le repère optique Gaia et le repère radio ICRF (International Celestial Reference Frame)
Collaborations :
Le service d’observation Gaia s’inscrit dans le cadre du consortium DPAC (Data Processing Analysis Consortium) chargé de développer la chaîne de traitement des données et de produire les catalogues de Gaia. Le DPAC est composé de 450 chercheurs et ingénieurs dans plus de 100 laboratoires ou organismes dans 23 pays. La France est le plus gros contributeur du DPAC avec une centaine de scientifiques dans 7 OSUs et un centre de calcul au CNES à Toulouse.
Coordination :
Nationale :
– David Katz (UMR LIRA)
Locale :
– Caroline Soubiran (UMR LAB)
Actualités et production scientifique :
Les données de Gaia jusqu’à la DR3 sont décrites dans 33 articles principaux de rang A de la Collaboration Gaia. L’impact scientifique de la mission se mesure par plus de 16 000 citations dans la littérature revue par les pairs.
Fait marquant, la Collaboration Gaia a reçu le prix 2023 « Lancelot M. Berkeley − New York Community Trust Prize for Meritorious Work in Astronomy » avec la mention « Gaia’s three data releases will long be regarded as major events in the history of astronomy, triggering a global partnership to better understand the origin, structure, and destiny of our home galaxy. »
Projet WEAVE
L’OASU est aussi partenaire du ANO4 « Grands relevés spectroscopiques avec WEAVE ». Le projet WEAVE est la pierre angulaire de l’accompagnement spectroscopique au sol de la mission Gaia dans l’hémisphère Nord, conçu pour maximiser le potentiel de Gaia pour la compréhension de la structure l’histoire et la formation de notre Galaxie. L’OASU contribue à la validation astrophysique du relevé WEAVE-Galactic Archeology qui fournit avec une grande précision des vitesses d’étoiles, ainsi que leurs paramètres physiques et compositions chimiques, en complément à Gaia.
Coordination nationale : Vanessa Hill (UMR Lagrange, OCA)
Site web : https://weave-project.atlassian.net/wiki/spaces/WEAVE/overview
