L’École d’Été « Le Littoral sous surveillance », organisée par l’OASU en partenariat avec l’Infrastructure de Recherche ILLICO, s’est tenue du 24 au 28 août 2026 en Gironde et à La Rochelle. Au programme de cette formation : rencontre avec des spécialistes, expérimentations in-situ, travaux dirigés et bonne humeur !
Du 24 au 28 août 2026, s’est tenue l’École d’Été « Le Littoral sous surveillance : enjeux et techniques liés aux services d’observation en milieu littoral », organisée par l’Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers (OASU). Pour cette 3ème édition, 13 étudiants de master et 7 doctorants, venant de toute la France métropolitaine, ont été accueillis en Gironde et à La Rochelle.
Cette formation a permis, sur la base des activités d’observation conduites à l’OASU, d’offrir aux participants une vision exhaustive des enjeux et des méthodes liés à l’acquisition et à l’interprétation de données issues de mesures récurrentes des caractéristiques morphologiques, physiques, biologiques et chimiques du domaine littoral. Ainsi, les Services Nationaux d’Observation (SNO) de l ‘INSU SOMLIT, COAST-HF, PHYTOBS, BenthOBS, DYNALIT,le réseau MAGEST, ainsi que les activités de suivi de la biodiversité aquatique en domaine estuarien conduites par l’INRAE, ont particulièrement été mis à l’honneur.
Durant ces quelques jours, les étudiants ont été encadrés par une équipe d’experts, acteurs des services labellisés et actions d’observation, et membres pour la majorité des unités EPOC, LIENSs et EABX, permettant une approche résolument pluridisciplinaire. Afin de leur permettre d’acquérir des compétences pratiques sur le terrain, cette formation a particulièrement privilégié les expérimentations in-situ, les travaux pratiques et les travaux dirigés sur des sites ateliers représentatifs de 3 environnements littoraux spécifiques : le Bassin d’Arcachon, l’Estuaire de la Gironde et les plages sableuses et falaises du littoral de Charente-Maritime.
En guise d’introduction, l’École d’Été a débuté le lundi avec une introduction de Nadia Sénéchal, directrice de l’OASU, suivie de la présentation de l’Infrastructure de Recherche (IR) ILICO, partenaire de cette formation, et d‘ODATIS, pôle océan de l’IR Data Terra. Alain Lefebvre et Anaïg Le Guen, tous deux codirecteurs de l’IR ILICO, ont présenté la politique nationale de l’observation en milieu littoral, ainsi qu’un exemple d’utilisation de ces données à travers le développement d’un système de prédiction et d’alerte des efflorescences de phytoplancton toxique. David Doxaran, directeur scientifique d’ODATIS, a quant à lui présenté les modes de gestion et de diffusion des données d’observations acquises en domaine océanique et à l’interface océan-continent, ainsi que divers outils, développés par ce pôle, de valorisation de ces données.
Le mardi a été consacré à l’observation du milieu pélagique sur le site de la Station Marine d’Arcachon. Les élèves ont tout d’abord été formés à bord du navire de station Planula IV, et sous la direction de Franck Delalée (POREA), Yolanda Del Amo (EPOC) et Joséphine Lequeux (POREA), aux méthodes de collecte d’échantillons et de suivi récurrent de l’écosystème de la lagune d’Arcachon. Le reste de la journée a été consacré à des travaux pratiques, encadrés par Yolanda Del Amo et Nicolas Savoye (EPOC), portant à la fois sur la taxonomie du phytoplancton et sur les données d’observation conduites localement.
Le mercredi, le groupe avait rendez-vous au Grand port maritime de Bordeaux pour découvrir les systèmes et activités d’observation en milieu estuarien. Henrique Cabral (EABX), Julien Mas (Grand Port Maritime de Bordeaux) et Aldo Sottolichio (EPOC) ont en particulier présenté aux étudiants des outils et méthodes de suivi de la qualité de l’eau, de l’état écologique et de la dynamique hydrosédimentaire dans ce milieu de transition.
La semaine s’est poursuivie à La Rochelle avec un atelier visant à analyser des mesures de pression de fond de mer pour étudier les caractéristiques des vagues et des ondes longues, mené par Xavier Bertin (LIENSs) et Jean-Michel Carozza (LIENSs. Le groupe s’est ainsi rendu à la Pointe des Minimes pour déployer un capteur de pression, avant analyse en salle des données recueillies. Le dernier jour, les participants ont pris part à une balade commentée par Jean-Michel Carozza et Lucie Degorce (chargée de la gestion des risques de submersion et de l’érosion marine à la communauté d’agglomération de La Rochelle) sur l’apport des activités d’observation aux politiques locales.
Au final, cette semaine a permis aux étudiants de rencontrer et d’échanger avec des spécialistes, de découvrir des outils techniques et d’approfondir leurs connaissances, le tout dans la bonne humeur et la convivialité entre participants.
Rendez-vous en 2028 pour la 4ème édition de l’École d’été !