Retour sur la journée académique de l’année des géosciences en Nouvelle-Aquitaine du 14 mai 2025

Juin 3, 2025 | Actualités

Dans le cadre de l’année des géosciences, l’OASU et le rectorat de Bordeaux se sont associés pour organiser le 14 mai 2025 une journée académique à destination d’enseignants du secondaire de la Région Nouvelle-Aquitaine. Conférences, ateliers et découverte de laboratoire sur les campus de Pessac et Talence étaient au programme de cet évènement !

Dans un contexte de changement climatique et dans une volonté de diffuser les savoirs vers le plus grand nombre, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse ainsi que le CNRS ont dédié l’année 2024-2025 aux géosciences. Dans ce cadre-là, un peu partout en France, des actions de médiation scientifique sont organisées auprès des scolaires, des enseignants et du grand public, afin de promouvoir la recherche « en train de se faire » et de sensibiliser aux problématiques actuelles, environnementales comme sociétales. Ces différentes manifestations visent également à les informer sur la richesse des métiers en géosciences. À l’image de cette journée académique organisée par l’OASU et le Rectorat de Bordeaux qui a eu lieu au sein des campus de Pessac et de Talence, à destination d’une soixantaine d’enseignants de collèges et de lycées de la région Nouvelle-Aquitaine.

 

Pendant cette journée, deux conférences, animées par des scientifiques de l’UMR EPOC et de l’association Cap-Terre, ont été proposées durant la matinée sur les thèmes suivants : « l’énergie et les géo-ressources énergétiques mondiales » et « le rôle des courants marins de l’Atlantique Nord sur la machine climatique ». Grâce à ces interventions didactiques, les enseignants ont pu se familiariser avec certains des derniers résultats produits par les chercheurs en sciences du climat et des ressources énergétiques. Comme peut en témoigner un enseignant de SVT au lycée Jacques Monod à Lescar : « Le discours scientifique pendant les conférences était très clair, cela nous a permis de réactualiser certaines de nos connaissances grâce à des données de chercheurs ». Le témoignage d’un professeur certifié de SVT au collège Élise Déroche de Pian-sur-Garonne, reflète la satisfaction générale de l’auditoire suite à ces conférences matinales : « Les conférences étaient accessibles et utiles dans le cadre de nos enseignements, c’était vraiment appréciable. »

 

© Kewann Moreau

Durant l’après-midi, trois parcours ont été proposés aux enseignants. Le premier, « le chemin du temps », permettait de retracer l’histoire de l’Univers, de sa naissance à maintenant, grâce à 21 panneaux pédagogiques et balisés sur 1,38 km (en référence à l’âge de l’Univers estimé). Tout au long du parcours, des personnels de l’UMR LAB ont apporté des compléments d’explications, comme par exemple les mécanismes ayant permis l’augmentation des concentrations en oxygène dans l’atmosphère terrestre.

Cette visite a été suivie par la présentation de l’atelier « le fil du temps » pouvant être reproduit dans un cadre scolaire. Il reprend le même principe que le chemin du temps : le but est de replacer des cartes évènements sur une ligne temporelle pour expliquer les étapes de la création de l’Univers. Le corps enseignant a prisé ce format de médiation de par son aspect instructif et pédagogique.

 

© Nour Smili

© Leïla Ramjan

Un deuxième parcours, au sein du laboratoire EPOC et de sa carothèque, donnait l’occasion au public enseignant d’appréhender de façon plus précise le rôle des échantillons sédimentaires dans la compréhension de notre environnement actuel et passé, marin comme continental. Ainsi, des chercheurs et personnels techniques ont partagé leurs expériences, notamment de missions de carottage en mer, et ont répondu aux questions des participants. Ces derniers ont pu apprécier la gestion physique de ces carottes sédimentaires, et certains moyens analytiques, pour la plupart automatisés, d’étude de ces archives.

Deux ateliers spécifiques, conduits sous la forme d’expériences et d’observation au microscope de pollens fossiles, ont également permis aux participants de se familiariser, d’une part avec les phénomènes d’avalanches sédimentaires sous-marines, d’autre part avec le phénomène de la mousson sud-est asiatique et son histoire récente.

 

Dans le cadre d’un dernier parcours, les enseignants ont eu l’opportunité de mieux s’approprier des concepts clés relatifs à l’évolution du climat dans le passé géologique. Certaines prédictions du GIEC ont été également partagées grâce à un Omniglobe, un dispositif présent au sein de la structure GéoDock du CNRS, permettant de visualiser des données de manière tridimensionnelle sur le globe numérique.

Un deuxième atelier sur le thème des spéléothèmes, portait plus particulièrement sur la manière dont ces dépôts géologiques peuvent nous permettre de retracer l’histoire du climat.

En conclusion, cette journée académique de l’année des géosciences a permis au corps enseignant d’être en contact avec la recherche actuelle. Cette manifestation leur a également permis de se doter de nouveaux outils ou angles pour transmettre le savoir scientifique à leurs élèves de la manière la plus pertinente possible.

 

Article rédigé par Sacha Nakache.

© Kewann Moreau