Retour sur la formation « l’évènement responsable »  

Mar 24, 2026 | Actualités

Comment organiser au mieux des évènements répondant aux enjeux environnementaux et sociaux actuels ? Pour répondre à cette question, l’université de Bordeaux propose des formations en ligne « l’événement responsable » plusieurs fois par an. La dernière session s’est déroulée le 5 mars 2026, en présence de la chargée de communication de l’OASU. Au programme : conseils et échanges de bonnes pratiques pour réduire l’impact écologique des évènements organisés sur le campus et favoriser l’inclusivité.

 

Chaque année des centaines d’évènements sont organisés à l’université de Bordeaux. Cependant, quelle que soit leur ampleur et à qui ils s’adressent, il est de la responsabilité de tous de veiller à ce qu’ils soient les plus responsables possibles, aussi bien d’un point de vue environnemental que concernant l’inclusivité. C’est pour cela que sont proposées, plusieurs fois par an, des formations « l’évènement responsable » afin de partager les principales informations sur les enjeux liés à ce sujet et d’échanger des conseils pratiques pour tendre vers plus de sobriété, moins de gaspillage et plus d’inclusivité. Ainsi Mélanie Bayens (chargée de transitions campus et vie de campus) et Juliette Pierson (cheffe du service évènements et locations) ont animé une session en ligne, le jeudi 5 mars 2026, à destination d’une quinzaine de curieux, dont Clémence Boinot, chargée de communication à l’Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers (OASU).

Dès le début, les participants sont prévenus : la formation ne sera pas descendante et l’accent sera mis sur l’interactivité et les échanges. Un Wooclap est donc proposé pour tester ses connaissances sur le tri des déchets, le nombre d’espaces verts à l’université ou encore l’utilisation de l’écriture inclusive. Chaque nouvelle question est l’occasion d’engager le dialogue entre participants, d’échanger sur les difficultés rencontrées et de partager conseils et bonnes pratiques. Un long moment a été consacré à la gestion des buffets, un sujet souvent délicat pour quiconque organise un évènement. Ainsi, les intervenantes ont pris le temps nécessaire pour répondre aux questions et proposer des solutions concrètes : privilégier la volaille et le poisson qui ont un impact environnemental beaucoup plus faible que la viande rouge, et si possible, opter pour une formule totalement végétarienne. Afin de limiter les restes, il est recommandé de commander auprès du traiteur pour 10 % de moins que le nombre prévu de convives. Et si le jour J, il reste des plateaux, les règles d’hygiène étant très strictes, les organisateurs peuvent les proposer aux participants. C’est eux qui prendront ainsi la responsabilité de consommer ou non ces restes.

Mais le concept de transitions ne concerne pas que les bons gestes écologiques, il comprend aussi l’inclusivité. Pour introduire le sujet, les intervenantes commencent par parler de l’écriture inclusive. Contrairement à une idée reçue, le sujet est beaucoup plus vaste que l’utilisation seule du point médian. Son usage est d’ailleurs déconseillé en raison des difficultés de lecture qu’il occasionne pour les personnes dyslexiques. La double flexion, c’est-à-dire le fait d’utiliser chaque terme non neutre à la fois au masculin et au féminin, est plutôt préconisée. Enfin, il convient aussi de prévoir une personne contact, à faire connaître en amont et le jour J de l’évènement, pour organiser au mieux l’accueil des participants ayant un besoin spécifique.

Tout cela ne représente qu’une partie des échanges qui ont eu lieu durant ces deux heures d’une formation qui a tenu toutes ses promesses : amener à se questionner et repenser ses pratiques sans jamais être culpabilisante. À la fin, le guide de l’événementiel responsable a été remis aux participants, récapitulant les questions à se poser lors de l’organisation et des actions concrètes à mettre en place. Nul doute que ce document sera très apprécié et utile au sein de la communauté de l’OASU !