Nicolas Séon et ses collaborateurs viennent de publier, dans la revue STOTEN, un article dans le cadre des activités du SNO MEMO (coordinateur Christophe Guinet) intitulé « Les éléphants de mer, sentinelles des changements affectant l’océan austral : démêler les effets environnementaux des effets maternels ».
Résumé :
L’utilisation des éléphants de mer comme sentinelles des océans implique de comprendre l’influence de leur environnement sur leur biologie et leur comportement. La taille et la structure d’âge des mères affectent la longueur et la masse des petits, tandis que les conditions environnementales influencent leur condition corporelle. En 20 ans, les jeunes des îles Kerguelen sont devenus plus petits et plus légers, mais mieux nourris, ce qui suggère une survie importante des nouveaux nés au cours de leur première année passée en mer et par conséquent le recrutement important de jeunes cohortes de femelles, de petites tailles, dans la population reproductrice. Les femelles s’alimentent 350 km plus au sud qu’il y a 20 ans et l’évolution des signatures isotopiques en carbone suggère un changement trophique se propageant du phytoplancton aux éléphants de mer.
Légende des photos (©Christophe Guinet), de gauche à droite :
Gauche :Estimation de la taille des mère au moyen d’un télémètre laser
Milieu : pesée du petit au sevrage
Droite : mesure de la longueur et réalisation d’une prise de sang pour les dosages isotopiques afin d’identifier l’habitat de pêche des mères (subantarctique-antarctique) et leur niveau trophique.