Rencontre avec Franck Delalée, directeur technique de l’OASU, qui nous présente ses missions et l’aide proposé par la CSP pour monter des projets techniques novateurs.
Pouvez-vous vous présenter brièvement ainsi que vos missions ?
Je m’appelle Franck Delalée et en tant que directeur technique de l’OASU (Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers), mon rôle est d’organiser et de finaliser les projets techniques pour les équipes de recherche des unités constitutives de notre structure fédératrice. Je suis également le responsable de la Cellule de soutien aux projets (CSP). Quotidiennement, je collabore avec des chercheurs, des enseignants chercheurs et également avec des ingénieurs de l’OASU. Je suis à l’écoute de leurs besoins sur le plan technique. Cette richesse de compétences et d’ activités présente dans le périmètre de l’OSU (Observatoire des Sciences de l’Univers) est vraiment intéressante dans mon métier.
Pouvez-vous nous définir cette cellule de soutien aux projets et en quoi consiste l’accompagnement proposé ?
Cette cellule vise à centraliser l’aide technique apportée en termes d’ingénierie pour toutes les unités constitutives de l’OASU. L’accompagnement consiste en une collaboration entre l’équipe technique et le chercheur qui nous a sollicité pour l’élaboration d’un dispositif technique qu’il a imaginé. Cette gestion de projets peut se faire à n’importe quelle époque de l’année et peut répondre à des demandes simples (quelques semaines) et complexes (plusieurs mois) nécessitant de nombreux métiers et compétences.. Entre 5 et 6 projets en moyenne sont accompagnés chaque année par la cellule de soutien aux projets. Au total, depuis 2019 (année de sa création), nous avons réalisé 25 projets.
Quelles sont les étapes pour bénéficier du soutien de la CSP ?
La première étape consiste à nous solliciter en remplissant une fiche de besoin. Cette dernière se veut volontairement synthétique. Les principales informations que le chercheur devra annoter sont les suivantes : le nom du projet, le binôme porteur du projet (responsable scientifique et responsable technique), la date de départ souhaitée et celle de fin, les objectifs à atteindre et pour finir les moyens humains ou financiers mis à disposition par l’équipe. Cette fiche de besoin est disponible sur le site de l’OASU (CSP-Spécification Technique de Besoins ) . Suite à l’envoi du document, nous organisons des réunions pour davantage cibler l’idée du scientifique et un cahier des charges est rédigé . Si la faisabilité de la demande est validée, nous créons alors une équipe projet constituée en priorité par les agents de l’UAR (Unité d’Appui et de Recherche) et si besoin d’autres compétences, nous pouvons solliciter des agents des UMR (Unité Mixte de Recherche) constitutives de l’OASU. Un planning prévisionnel est établi et le projet est découpée en fonction des tâches à réaliser.
Quels sont les projets les plus novateurs que vous avez pu accompagner ?
Selon moi, l’un des projets les plus novateurs auquel nous avons participé est la cloche benthique motorisée. Ce dernier consistait en la création d’un dispositif qui permettait de mesurer la variabilité de la consommation d’oxygène in situ (100m de profondeur) d’êtres vivants dans les sédiments. Il a occupé deux ans de notre temps avec beaucoup d’évolutions par rapport à l’idée initiale. Un autre projet intéressant sur lequel nous avons travaillons est celui des capteurs embarqués sur drones aériens et marins. L’objectif porte notamment sur la miniaturisation et la légèreté des capteurs pour améliorer leur portabilité.
D’où est venue l’idée de la création de cellule de soutien aux projets ?
En arrivant à l’OASU, je me suis aperçu de l’organisation très différente des UMR et de l’éventail de compétences et de projets qui pouvaient coexister au sein de notre structure de recherche. L’idée de centraliser les demandes techniques des unités constitutives par l’intermédiaire d’une seule et même structure m’a paru judicieuse. Cette cellule répondait aux besoins des équipes car elle permet de fédérer les unités constitutives et développer les échanges entre les membres de la communauté de l’OASU.
Pouvez-vous nous présenter la CEllule Drone (CEDROASU) en quelques mots ?
Cette cellule consiste à organiser le prêt de capteurs embarqués sur drone afin de partager les instruments de nos unités. Elle est encore très récente puisqu’elle a été ouverte officiellement en Avril 2025, car la charte d’utilisation a dû être validée par la DIRSU (Direction de la Sureté) CNRS au préalable. Dans un souci d’amélioration, chaque usager peut nous faire également un retour d’expérience de son utilisation. Pour moi, c’était naturel et important de créer cette cellule drone afin d’une part, de permettre l’accès à un parc d’instruments de qualité à tous les membres de l’OASU et d’autre part de répondre à une demande de l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers) de rationaliser les équipements des OSU.