Entretien avec Clément Benony, alternant en informatique

Oct 9, 2025 | Actualité POREA

© Clément Benony

Depuis août 2025, Clément Benony effectue sa troisième année de BUT Informatique en alternance au sein de l’Unité d’Appui et de Recherche « Pluridisciplinarité au service de l’Observation et de la Recherche en Environnement et Astronomie », (UAR POREA). Entre apprentissage technique, découverte du milieu de la recherche et projet de travail inspirant, il nous partage les raisons qui l’ont poussé à rejoindre nos équipes. 

 

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Je m’appelle Clément Benony, j’ai 22 ans et je suis en BUT Informatique à l’IUT de Gradignan. Le but de cette formation est d’acquérir des compétences assez variées pour répondre aux besoins en développement de logiciels, assistance technique ou maintenances informatique d’une structure. J’ai choisi cette filière car j’ai toujours aimé les ordinateurs. À l’adolescence, j’avais un peu le profil du geek qui codait dans son coin sur Python pour développer des petits jeux et sites web. Au final, même si je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire au lycée, je me suis dirigé assez naturellement vers des études en informatique après mon bac.

 Je suis donc actuellement en troisième et dernière année de BUT que j’effectue en alternance à l’UAR POREA depuis le 18 août. Je passe deux semaines à l’école suivies de deux semaines dans les locaux de l’observatoire. À partir du 1er avril jusqu’à la fin de l’année universitaire, je serai même uniquement dans l’unité.

 

Quelles sont vos missions à POREA ?

Je travaille sur le projet MacroPhytes, une initiative de développement que nous menons pour l’Observatoire des Sciences de l’Univers Pytheas (OSU Pytheas). Ce projet vise à numériser et à mettre en ligne plusieurs herbiers de macrophytes, totalisant environ 40 000 planches. L’objectif du stage est de concevoir un site web innovant permettant aux utilisateurs de rechercher ce végétal aquatique à travers une interface intuitive et de spécifier des critères de recherche précis pour faciliter l’accès et l’étude de cette espèce.

En outre, le modèle du site web sera étendu pour accueillir les images de phytoplanctons acquises par le laboratoire « Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux » (EPOC) à la station marine d’Arcachon. Cette extension permettra de centraliser et de rendre accessibles des données précieuses pour la recherche et l’étude des écosystèmes marins.

 

Pourquoi avez-vous choisi de faire une alternance à POREA ?

Réaliser une alternance était un vrai choix pour moi. J’avais la possibilité de suivre le parcours initial classique avec un stage de 4 mois pour clôturer mon BUT mais je souhaitais découvrir le monde du travail au plus vite. De plus, à mes yeux, l’alternance est un vrai plus pour chercher un emploi à la fin des études car durant cette année, je vais acquérir une première expérience professionnelle et plus de compétences que dans le parcours initial. Enfin, il y a l’aspect financier qui n’est pas négligeable en tant qu’étudiant.

Concernant le choix de la structure, j’aurais pu candidater dans des entreprises de services du numérique (ESN), mais le travail dans une UAR me semblait beaucoup plus varié. En effet, j’ai effectué un stage l’année dernière sous la responsabilité de Bruno Castelle dans l’équipe METHYS au sein du laboratoire EPOC (une des 5 unités constitutives de l’Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers). J’ai travaillé sur le développement d’une application de prédiction des risques liés à la baignade et j’ai pu collaborer à cette occasion avec Julien Penguen de l’UAR POREA. J’ai découvert cette structure, avec une équipe sympa et soudée, et j’ai senti que je m’y plairais. Je leur ai donc fait part de mon souhait de faire une alternance et les choses se sont faites naturellement ensuite.

Enfin, la dernière raison plus personnelle qui m’a donné envie de faire mon alternance à l’UAR POREA, c’est que j’habite depuis toujours à côté de la mer, et je pratique depuis des années le surf et la voile. Je savais qu’en étant dans cette structure, j’allais travailler sur des sujets en lien avec le milieu marin et l’environnement. Cela me permettait donc de lier passion et métier, ce qui est quand même très cool !

Aujourd’hui, je peux dire que je ne me suis pas trompé. Je suis bien intégré et considéré comme un membre de l’équipe, l’ambiance est excellente et les projets sont variés et concrets. De plus mon travail a un impact réel au service de la recherche.

 

Comment envisagez-vous la suite à la fin de votre alternance ?

Je souhaite poursuivre mes études en master. J’hésite encore entre poursuivre en master Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises (MIAGE), toujours en alternance, soit en océanographie. Pour ce dernier, il y aurait cependant un gros travail de ma part pour me remettre à niveau sur certaines matières scientifiques, mais cela me permettrait de travailler sur des modélisations d’évènements marins et ainsi de continuer à exercer sur des sujets qui me passionnent.

Puis ensuite, pourquoi pas rester dans le monde de la recherche ! On peut y découvrir tellement de thématiques et horizons différents sur lesquels je n’aurai pas la chance de pouvoir travailler en étant dans le privé. Je le constate avec mes camarades de promotion qui sont en entreprise. Mes missions sont plus variées que les leurs, sur des sujets plus passionnants je trouve. Cela me conforte dans l’idée que j’aime travailler dans ce milieu de la recherche.

Et à l’avenir, si une mission scientifique se monte sur le terrain, pourquoi pas partir à l’aventure si mes compétences peuvent être utiles !