Des stagiaires de seconde à l’assaut des carottes !

Juil 1, 2025 | Actualités

© OASU

Du 16 au 27 juin 2025, deux stagiaires de seconde ont infiltré l’OASU et plus particulièrement le laboratoire Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (EPOC) de l’université de Bordeaux. Ils ont suivi des chercheurs, ingénieurs et techniciens pour découvrir les métiers de la recherche.

Nous sommes deux lycéens qui avons choisi et eu la chance de faire notre de stage seconde dans un laboratoire pour découvrir le monde de la recherche et confirmer nos choix futurs d’orientation. Pendant 2 semaines, nous avons donc remplacé les cours par des carottes, et non pas celles que l’on mange, mais celles que l’on extrait du sol. Bienvenue à l’OASU et au laboratoire EPOC, où l’on étudie l’histoire de la Terre !

Notre tutrice travaille dans l’unité paléoclimat du laboratoire EPOC (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux) à l’université de Bordeaux, dont le but est de retracer l’histoire des climats du passé. Pour cela, des missions océanographiques sont organisées pour étudier le fond des océans et prélever des carottes sédimentaires. Lors de ces missions, les chercheurs vont cartographier les fonds marins grâce à des sonars. Cette technique s’appelle la bathymétrie. Grâce à ces outils, ils obtiennent aussi une vision des différentes couches de sédiments, leur permettant de savoir où prélever ces fameuses carottes. En effet, ces dernières sont constituées d’une succession de couches de sédiments et de roches, de différents âges, et sont prélevées dans les fonds marins dans des cylindres de plusieurs mètres. À l’intérieur, nous pouvons trouver toute sorte de choses comme des fossiles, des cailloux, des coraux, des pollens… Nous avons eu la chance de les observer et de les étudier durant notre stage. Pour cela, nous avons lavé ce sédiment pour trier, observer et identifier plus particulièrement les foraminifères. Il s’agit de fossiles microscopiques, ressemblant à des popcorns qui sont des témoins des changements climatiques car ils sont présents dans les océans depuis des millions d’années. Nous avons pu créer notre propre collection avec laquelle nous repartons en souvenir. Nous avons également étudié des pollens que nous avons observés sous microscope après avoir réalisé une lame. Nous avons surtout retenu le pollen du pin qui ressemblait à Mickey. Enfin, nous avons aussi observé des cendres volcaniques dans ces carottes. Ils permettent quant à eux de retracer l’histoire des éruptions dans le passé.

Sur les continents, d’autres témoins permettent de retracer l’histoire du climat : les stalagmites. Pour cela, elles sont prélevées dans les grottes, coupées en deux et étudiées couche par couche (aussi appelée lamine) pour remonter dans le passé. Nous pouvons ainsi déterminer l’âge de ces stalagmites et l’environnement de l’époque (incendie ou feu de camps, humidité, température…).

Au laboratoire EPOC, nous avons aussi échangé avec des chercheurs qui étudient l’impact de l’homme sur l’environnement marin. Ce domaine d’étude s’appelle l’écotoxicologie marine. Il consiste à faire des expériences sur des espèces aquatiques comme des truites ou des poissons zèbres, pour juger de l’impact des activités humaines sur elles.

Nous avons également assisté à des soutenances de Master 1. Il s’agit d’oraux présentant les résultats du stage de 2 mois des étudiants. Ils nous ont montré la diversité des thématiques de recherche dans les laboratoires : climat, environnement, biologie, chimie… Un après-midi, nous avons assisté à un atelier sur l’orientation post-bac à l’université et les métiers liés à la recherche, organisé par l’espace orientation carrière de l’université de Bordeaux. Cela nous a aidé à connaître nos possibilités d’études après le lycée. Au cours de notre stage, nous avons effectivement appris que la recherche ne se fait pas uniquement en étant chercheur, mais qu’il existe une multitude de métiers. Nous avons ainsi rencontré des ingénieurs, techniciens, vulgarisateurs, responsables en communication… Ils évoluent tous dans des domaines variés et ont des parcours très différents (chimie, géologie, ingénierie, biologie, statistique, informatique…). Enfin, pour terminer, nous avons aussi étudié et compris la structure de publications scientifiques, mais aussi lu des articles de de vulgarisation et même en écrit un !

Ce stage nous a permis de découvrir un milieu souvent mal compris et peu connu. Il nous a donné envie de travailler dans la recherche, et de prendre nous aussi des stagiaires de secondes dans le futur.

 

Article écrit par Chloé Nicolas et Alessio Sarret-Di Carlo