Entretien avec Valérie Babagbeto, chargée d’accueil

Mai 11, 2026 | Actualités

©Valérie Babagbeto

Valérie Babagbeto est arrivée en mars 2026 à l’OASU comme chargée d’accueil du bâtiment B18N, sur le campus Bordes à Pessac, suite à un reclassement professionnel. Elle nous présente son parcours, ses missions et ses premières impressions sur son nouvel environnement de travail.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Je m’appelle Valérie Babagbeto, j’ai 60 ans et je viens d’arriver à l’Unité d’Appui et de Recherche « Pluridisciplinarité au service de l’Observation et de la Recherche en Environnement et Astronomie » (UAR POREA) comme chargée d’accueil du bâtiment B18N sur le campus Bordes à Pessac. Cela fait cependant plusieurs années que je travaille à l’université de Bordeaux. En effet, j’ai intégré en 2013 l’IUT de Bordeaux, situé à Gradignan, comme agent d’entretien. J’ai commencé en CDD à temps partiel, avant de passer le concours d’adjoint technique de recherche et de formation et d’être titularisée en 2019. À partir de là, je suis passée à temps plein et j’ai commencé à assurer des missions complémentaires de support à la gestion du planning des cours. De plus, étant la plus ancienne dans l’équipe d’entretien, je m’occupais également de former et d’accompagner les collègues, de préparer nos plannings, de gérer les stocks et de passer les commandes.

Avant cette expérience, j’avais surtout exercé dans le privé et fait pas mal de choses différentes ! J’ai commencé ma carrière comme employée de bureau dans un bureau d’étude, puis j’ai travaillé pendant 4 ans dans des maisons de retraite en tant qu’aide-soignante ou ASH (agente de service hospitalier). J’ai ensuite été dans le secteur de l’hôtellerie comme responsable du petit-déjeuner dans un Novotel avant de devenir aide-ménagère chez des particuliers. J’ai même tenu une pizzeria pendant un an ! Avant d’intégrer l’IUT de Bordeaux, j’ai travaillé pendant 7 ans comme gestionnaire administrative à Cofinoga où je m’occupais de la saisie et de l’étude des dossiers. 

 

Pourquoi avoir choisi de travailler à POREA ?

Malheureusement, pour des raisons de santé, j’ai été déclarée inapte pour mon poste d’agent d’entretien début 2025. Ce n’est pas une procédure anodine : le dossier passe devant une commission, qui peut refuser la reconnaissance d’inaptitude, et qui met environ deux ou trois mois pour statuer. Une fois accepté, on rentre dans un dispositif bien particulier où l’on est accompagné par le service Conseil, accompagnement, parcours professionnels (CAPP) de l’université de Bordeaux. Cette période de reclassement dure plus d’un an. Cette longue durée a pour objectif de nous permettre de prendre le temps de réfléchir à notre réorientation et aux formations nécessaires mais aussi d’effectuer aussi des stages en lien avec notre projet professionnel. Tout au long de cette année, on est suivi par une personne référente du service CAPP qui nous conseille et qui vient même avec nous aux entretiens de candidatures à d’autres postes à l’université.

Dans mon cas, j’ai commencé par faire un bilan de compétences et me former sur les logiciels Word et Excel. Puis j’ai commencé un premier stage de 6 mois à l’accueil de l’IUT, suivi d’un autre de 3 mois comme secrétaire pédagogique. J’ai adoré cette dernière expérience où j’étais au contact des étudiants. Je m’occupais des conventions de stages, des relevés de notes, de la gestion des absences mais aussi de l’archivage des dossiers. Malheureusement, je savais que cette expérience ne pourrait pas aboutir sur un poste pérenne et qu’il fallait que je trouve un autre stage de 3 mois pour terminer ma période de reclassement. J’aurais pu rester à l’IUT mais je me suis dit que c’était peut-être l’opportunité pour moi de découvrir d’autres structures à l’université.

C’est là que ma référente m’a parlé de ce poste d’accueil à l’Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers (OASU). Je ne connaissais pas du tout le lieu ni même ce que l’on y faisait ! Je me souviens de la première fois où je suis venue dans les locaux, j’ai vu une affiche sur les huitres qui m’a à la fois intriguée et amusée. Je n’avais jamais entendu parler de ce type de recherche et cela m’a donné envie d’en savoir plus. Après avoir rencontré Nadia Sénéchal et Lenka Grafnetterova, qui m’ont présenté la structure et les attendus du poste, j’ai accepté cette proposition d’emploi. L’objectif est de remplacer Sylvie Soulé qui part à la retraite fin mai. Nous avons donc la chance d’avoir une période de tuilage pour que la transition se passe au mieux pour toutes les deux. J’ai commencé le 24 mars 2026 pour une fin de stage prévue le 31 mai 2026. C’est à ce moment-là que je devrais indiquer de si je souhaite donner suite ou non à cette expérience et intégrer définitivement l’OASU comme chargée d’accueil.

 

Quelles sont vos missions à POREA ?

En tant que chargée d’accueil, mon rôle est d’accueillir et d’orienter les visiteurs, répondre au téléphone, réceptionner les colis, traiter les réservations de salle entre autres. En parallèle, je suis formée petit à petit à des tâches administratives pour aider le service gestion financière de l’UAR POREA. Je suis déjà autonome pour établir des ordres de mission pour les agents de l’université de Bordeaux à l’OASU et je pourrais m’occuper prochainement de ceux des collègues rattachés au CNRS. J’ai également commencé à traiter les factures et les devis, et j’ai même passé ma première commande il y a quelques jours. Pour cela, je suis accompagnée par Lenka Grafnetterova qui me montre les procédures et comment utiliser les outils. J’ai suivi également – ou vais très prochainement suivre – les formations de l’université de Bordeaux « GFC-Missions » et « GFC-Dépenses ».

Outre l’accueil, qui constitut ma fonction principale, j’ai donc des missions complémentaires qui s’ajoutent au fil de l’eau. Rien n’est figé, c’est ce que j’apprécie. Cela se fait aussi en fonction des besoins et opportunités. Par exemple, je vais aussi aider Laurent Londeix, enseignant-chercheur à EPOC, à mettre à jour les fiches d’informations des fossiles de la collection de paléontologie de l’université de Bordeaux. En effet, beaucoup d’informations à l’heure actuelle sont uniquement manuscrites, je vais donc les retranscrire à l’ordinateur.

 

Quelles sont vos premières impressions ?

Cela ne fait pas longtemps que je suis arrivée, je suis donc en phase de découverte et d’adaptation à ce nouvel environnement. Cependant, j’apprécie le fait d’avoir des tâches annexes en plus de l’accueil. Je suis quelqu’un qui aime apprendre et qui a soif de connaissances. Cela me plaît donc énormément de découvrir de nouvelles choses et d’être formée à d’autres missions en lien avec les aspects financiers. Enfin, pour terminer sur une note très positive, je suis très bien accompagnée dans cette prise de poste par Lenka qui est très aidante.