La 4e édition du Cave Monitoring Workshop s’est tenue les 6 et 7 mai 2025 au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire aux Eyzies (Dordogne). Ces deux jours ont permis de présenter de nouvelles recherches sur la méthodologie, les développements innovants en matière de capteurs, les nouvelles technologies et les transferts de données.
La surveillance des grottes s’est considérablement développée au cours de la dernière décennie grâce à son utilité dans la préservation du patrimoine souterrain ainsi que pour son intérêt dans les sciences de la paléoclimatologie basée sur les spéléothèmes et l’hydrologie. Les progrès réalisés en matière de précision des capteurs, d’automatisation des mesures et de nouveaux développements, associés à de nouvelles possibilités de transfert des données, ont ouvert de vastes perspectives pour une meilleure compréhension des processus souterrains, notamment la modélisation du climat des grottes et l’infiltration.
Ainsi les 6 et 7 mai, au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire aux Eyzies, Dominique Genty et Ludovic Devaux (EPOC, Université de Bordeaux), François Bourges (GEConseil), Bruno Lartiges (GET, Université de Toulouse) et Stéphane Konik (MC/CNP,Périgueux), membres du Groupe d’Etude de Milieux Souterrains (GEMS) ont organisé la 4ème édition du Cave Monitoring Workshop (CMW).
Cet évènement, réunissant 32 experts de 9 nationalités, a été l’occasion de présenter de nouvelles recherches sur la méthodologie, les développements innovants en matière de capteurs de mesures environnementales en grottes, les nouvelles technologies et les transferts de données. Elle s’est également concentrée sur les techniques garantissant l’exactitude et la pérennité des données. Nous pouvons souligner plus particulièrement la présentation d’un échantillonneur d’eau spécifique développé à l’OASU, l’intervention du réseau de métiers Milieux Souterrains et Karst et de professionnels comme Campbell et Driptych/Pitech Research Ltd.
Les sites étudiés par le GEMS (Villars, Chauvet, Bruniquel, Gargas, Niaux, Esparros, Clamouse, etc.) s’intègrent dans le réseau international du monitoring de grottes.
Ce dernier joue un rôle essentiel dans la surveillance des sites sensibles, comme par exemple des grottes ornées, face au dérèglement climatique. Il est indispensable pour interpréter les signaux géochimiques issus des spéléothèmes pour les reconstitutions paléoclimatiques
Le réseau de monitoring de grottes développé par le GEMS (climat, géochimie isotopique, géophysique) est, de plus, complémentaire des réseaux existants comme les SNO Renoir et Karst.